Après six ans d’absence, la chanteuse fait son grand retour avec l’album « Ouï ». Enregistré dans une église du Tarn-et-Garonne, ce projet marque une étape importante dans sa carrière. Les influences médiévales se mêlent à son style unique, créant une atmosphère magique.
Son engagement écologique se reflète dans son mode de vie en Provence, où elle cultive son potager. Cette connexion à la nature inspire profondément son travail. Son univers artistique allie exploration vocale et poésie engagée.
La tournée débute le 11 juin 2017 au festival We Love Green à Paris. Ce concert promet d’être un moment inoubliable pour les amateurs de musique inventive. Une occasion rare de découvrir une artiste aux multiples facettes.
L’univers musical de Camille : entre innovation et poésie
Entre rythmes tribaux et chants médiévaux, Ouï révèle une artiste en constante évolution. Cet album, enregistré dans la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, puise son inspiration dans les pierres séculaires du monastère. Un mélange rare de tradition et d’avant-garde.
« Ouï », un album envoûtant aux accents tribaux et médiévaux
Créé avec son compagnon Clément Ducol, Ouï est une ode à l’expérimentation. Les chansons comme « Seeds » dénoncent les OGM, tandis que « Twix » critique la malbouffe avec ironie. La musique devient un manifeste écologique.
L’influence d’Hildegarde von Bingen se devine dans les harmonies mystiques. Un pont entre le XIIe siècle et notre époque.
La voix de Camille : un instrument aux multiples facettes
Sa voix n’est pas qu’un outil mélodique. Elle l’utilise en percussion, en souffle, en murmure. Chaque chanson est un tableau sonore où les mots dansent avec les notes.
Cette polyvalence rappelle son travail avec Louis Dandrel. Une approche qui brouille les frontières entre musique et art performance.
Camille sur scène : une expérience sensorielle unique
Sur scène, l’artiste transforme chaque performance en un voyage sensoriel. Les concerts ne sont pas de simples représentations, mais des œuvres totales mêlant son, mouvement et lumière.

Des concerts transformés en œuvres d’art visuel et sonore
Avec Robyn Orlin, la scène devient un tableau vivant. Les costumes indigo et les voiles inspirés de Loïs Fuller créent une atmosphère hypnotique. Les choristes et percussionnistes ajoutent une dimension chorégraphique.
À La Cigale en 2017, le public a découvert des chansons réinventées. Le corps de l’artiste sert d’instrument supplémentaire, comme dans les performances d’Isadora Duncan.
L’interaction avec le public, au cœur de sa performance
Une fois, elle a invité le public à chanter en écho, transformant la salle en chœur géant. Sa voix, tantôt murmure, tantôt percussion, guide ces moments partagés.
« Chaque concert est une conversation. Les regards, les silences, tout compte. »
Témoignages après le spectacle : « On sort différent, comme envoûté. »
Influences et collaborations : les racines d’une artiste hors norme
Derrière chaque note se cache un héritage riche et éclectique. La chanteuse Camille puise son inspiration dans des rencontres qui transcendent les époques. Des mysticiennes médiévales aux pionniers du son, ces alliances forgent une musique résolument unique.
Hildegarde von Bingen, une âme-sœur médiévale
La compositrice du XIIe siècle a marqué Camille par son approche pluridisciplinaire. Comme elle, l’artiste mêle spiritualité et engagement, comme en témoigne l’album Ouï. Catherine Braslavsky souligne : « Leurs harmonies vocales créent un pont entre sacré et profane. »
Les chants grégoriens résonnent dans ses mélodies. Une fusion qui rappelle les manuscrits enluminés de Bingen, où chaque note était prière.
Louis Dandrel et l’exploration du design sonore
Avec le designer sonore Louis Dandrel, Camille a repoussé les limites de la scène. Leur collaboration a donné naissance à des paysages acoustiques expérimentaux. Des murmures aux percussions vocales, chaque élément devient architecture.
« Travailler avec Louis, c’est transformer l’air en matière. »
Cette audace résonne encore dans ses concerts, où l’espace et le son dialoguent sans cesse.
Engagement et poésie : les messages derrière les notes
Ses textes sont des graines plantées dans le terreau des consciences. L’album Ouï transforme chaque chanson en un manifeste, où l’art et l’activisme se nourrissent mutuellement.
Nature et écologie dans « Seeds » et « Twix »
Le clip Je ne mâche pas mes mots symbolise ce « Oui » engagé. Avec voix crue, Camille y dénonce les OGM dans Seeds
Twix, autre titre phare, critique l’industrie agroalimentaire. L’ironie des paroles contraste avec une mélodie envoûtante, créant un choc salutaire. Ces chansons résonnent avec son exode parisien vers la Provence, où elle cultive désormais ses propres légumes.
La poésie comme acte de résistance et de joie
Sa plume utilise des métaphores botaniques : « Nos rêves sont des pollens ». En juin 2017, sa tournée éco-responsable a prouvé que l’art peut éveiller les consciences sans sermon.
« La poésie peut nous sauver de tout. »
Cette conviction anime chaque performance. Le public, touché par ses mots-missiles, repart armé d’espoir et de mélodies rebelles.
Conclusion : Camille, une artiste qui transcende les frontières musicales
Son parcours artistique défie les conventions, mêlant passé et présent avec audace. La chanteuse réinvente le patrimoine médiéval à travers des créations contemporaines, comme son album Ouï. Une alchimie rare où la musique devient dialogue entre les siècles.
Sur scène, ses performances totales captivent, prouvant son impact durable. Entre engagements écologiques et explorations acoustiques, son art évolue sans cesse. Sa tournée jusqu’en mars 2018 promet des expériences transformatives.
« Faire son miel de chaque inspiration », confie-t-elle. À découvrir d’urgence : ses concerts envoûtants et une voix qui sculpte l’émotion. Un univers où chaque note est une frontière franchie.



