Parution de Ouverture féministe de Susan McClary, conférence à la Philharmonie le 7 mars 2015

À l’occasion de la paru­tion d’Ouver­ture fémi­niste de Susan McClary (tra­duit de l’anglais par Cathe­rine Deutsch et Sté­phane Roth) aux Edi­tions de la Phil­har­mo­nie de Paris, la Phil­har­mo­nie de Paris pro­pose une après-midi de confé­rences et débat autour du concept de “genre” en musique.

En voici le pro­gramme détaillé :

Les pro­ces­sus de com­po­si­tions, les struc­tures sonores, le geste ins­tru­men­tal, l’analyse ou la théo­rie musi­cale peuvent-ils revê­tir une iden­tité sexuelle ? Le concept de « genre », si com­plexe à démê­ler dans l’actualité, constitue-t-elle un fac­teur cri­tique ou une caté­go­rie d’analyse en musique ? Musi­co­logues, socio­logues et poli­to­logues confrontent leur point de vue, entre his­toire pro­fonde et pro­blé­ma­tique de société.

14h00-14h45

CONFÉRENCE

Diva ou tuba !

par David Christoffel

14h45-15h30

CONFÉRENCE

L’Ouverture fémi­niste de Susan McClary, ou le genre comme caté­go­rie utile de l’analyse musicale

par Cathe­rine Deutsch

16h00-17h15

TABLE RONDE

Ani­mée par David Christoffel

Avec la par­ti­ci­pa­tion de :

Cathe­rine Deutsch

Hya­cinthe Ravet

Juliette Rennes

Festival Présence féminine du 14 au 18 mars 2015

Rendre visibles les créa­trices et leurs œuvres que l’on croyait man­quantes, est essen­tiel pour que les femmes, qui pensent sou­vent qu’elles n’ont occupé que peu ou pas de place dans l’histoire des Arts, puissent connaître celles qui les ont pré­cé­dées, qui peuvent être des pion­nières, des héroïnes, des modèles.

Pré­sences Fémi­nines, dans le domaine musi­cal, s’est donné cet objec­tif et, pour sa cin­quième édition, s’intéressera par­ti­cu­liè­re­ment à celles qui ont été « là où on ne les atten­dait pas », jouant des ins­tru­ments qui leur étaient décon­seillés, voire inter­dits, ou écri­vant dans des formes et des genres pour les­quels on ne les ima­gi­nait pas.

Mal­gré les obs­tacles, les femmes ont su écrire magni­fi­que­ment pour le vio­lon­celle, ins­tru­ment dont la posi­tion était jugée incon­ve­nante, pour les ins­tru­ments à vents, qui ris­quaient de leur défor­mer les traits du visage ; com­posé des qua­tuors à cordes, des œuvres sym­pho­niques, des airs à boire aux joyeuses paroles…

Nous revien­drons sur les dif­fé­rences de trai­te­ment à l’égard des femmes et, tout en rap­pe­lant avec humour et légè­reté ces diverses contraintes, nous ren­drons hom­mage à celles, nom­breuses, qui ont osé trans­gres­ser les usages et l’ont fait avec beau­coup de talent.

Avec cette nou­velle édition Pré­sences Fémi­nines dira et redira com­bien est néces­saire et vivi­fiante la recherche d’équilibre, et com­bien sont d’un autre âge les cli­vages qui per­durent entre les hommes et les femmes.

Livret fes­ti­val

Info : www.presencesfeminines.org

 

Viviane Waschbüsch

Viviane Waschbüsch

 

Viviane Waschbüsch est com­po­si­trice, vio­lo­niste et musi­co­logue. Elle a suivi des études de com­po­si­tion à la Musi­khoch­schule Karls­ruhe auprès de Wolf­gang Rihm (2008–2012) et obtient son pre­mier prix de com­po­si­tion avec féli­ci­ta­tions du jury. Elle enchaine ensuite un mas­ter franco-allemand de musi­co­lo­gie dans les uni­ver­si­tés de Paris-Sorbonne et de la Sarre (2010–2012) ; son sujet porte sur la mise en œuvre du « Théâtre de la cruauté » d’Antonin Artaud dans La conquête du Mexique de Wolf­gang Rihm. Char­gée de cours (2011) puis assis­tante (2012–2013) à l’institut de musi­co­lo­gie de l’Université de la Sarre, elle obtient en 2013 un contrat doc­to­ral à l’université Paris-Sorbonne. Elle pré­pare actuel­le­ment une thèse de doc­to­rat en cotu­telle sur la sim­pli­cité comme concept de créa­tion dans la musique contem­po­raine en Alle­magne sous la direc­tion de Marc Bat­tier à l’université Paris-Sorbonne et Mar­tin Sup­per à la Uni­ver­sität der Künste Berlin.

Contact : vwaschbuesch@gmail.com

www.vivianewaschbuesch.com

Articles

Les Lie­ders Chi­nois du com­po­si­teur Pavel Haas (2013, Article à paraître)

Approche et ana­lyse du lan­gage musi­cal de Michèle Reverdy (Article, 2014, Sorbonne)

The Stance of Ger­man New Sim­pli­city com­po­sers on Sound Art (Article, 2014, EMS)

De l’esquisse au théâtre musi­cal : genèse du livret et des déve­lop­pe­ments musi­caux dans La conquête du Mexique (2012, Article à paraître)

Com­mu­ni­ca­tions

Les Aspects du fan­tas­tique musi­cal en Alle­magne après 1980 : Dio­ny­sos de Wolf­gang Rihm et Schlach­thof V de Hans-Jürgen von Bose, Uni­ver­sité de Rouen (03/2015)

L’impact de Nietzsche dans la musique du XXème siècle, Uni­ver­sité Paris-Sorbonne (01/2015)

The stance of new sim­pli­city com­po­sers on so

 

und art, EMS, Uni­ver­sität der Künste, Ber­lin (06/2014)

La musique ins­tru­men­tale de la com­po­si­trice Michèle Reverdy, Uni­ver­sité Paris-Sorbonne (06/2014)

Par­ti­ci­pa­tion à la table ronde en hom­mage à Henri Dutilleux, Uni­ver­sité Paris-Sorbonne (05/2014)

Les lie­der chi­nois du com­po­si­teur Pavel Haas, Uni­ver­sité Paris-Sorbonne (04/2014)

Les qua­tuors de Her­mann Grab­ner à l’Université de Bochum (07/2013)

Richard Wag­ner en France, Uni­ver­sité Paris Sor­bonne (Jour­née d’étude PLM) (04/ 2013)

La vie et l’œuvre de W. Rihm au Saarlän­disches Staats­thea­ter (04/2012)

De l’esquisse au théâtre musi­cal : genèse du livret et des déve­lop­pe­ments musi­caux dans La conquête du Mexique, Uni­ver­sité de la Sarre (04/2012)

Les textes de Richard Wag­ner à la table ronde de l’Opéra Bas­tille (05/2011)

Orga­ni­sa­tion de conférences

Juin 2014

Michèle Reverdy:Je suis une com­po­si­trice, je suis une femme, Uni­ver­site Paris-Sorbonne (co-organisation avec Raphaëlle Legrand et Hya­cinthe Ravet), (06/ 2014)

Avril 2012

Rihm et Artaud, Confé­rence Franco-Allemande à l’Université de la Sarre (04/2012)

 

Communication de Raphaëlle Legrand au colloque “Le savant et le praticien. Théoriser la composition de Rameau à nos jours” , 14–15 novembre 2014

Invi­tée à par­ler de la théo­rie ramiste, Raphaëlle Legrand détourne sa com­mu­ni­ca­tion pour s’interroger sur le genre et sur l’absence de femmes dans ce colloque.

ttp://medias.ircam.fr/x15f500

 

Musique, nom féminin : pour la saison 2015, les concerts de midi de la Sorbonne programment des oeuvres de compositrices

Pour la sai­son 2015, les Concerts de midi se pen­che­ront tout par­ti­cu­liè­re­ment sur la créa­tion au fémi­nin. On sait que les femmes inter­prètes ont tou­jours occupé une place essen­tielle dans l’histoire de la musique. Mais contrai­re­ment aux idées reçues, l’apport des com­po­si­trices ou des impro­vi­sa­trices a été capi­tal. Chaque concert s’attachera à don­ner des exemples emblé­ma­tiques de la créa­tion musi­cale assu­rée par des femmes : depuis l’époque ancienne, par exemple celle qui a vu Élisa­beth Jac­quet de la Guerre à celle d’Alma Mah­ler, sans oublier d’impressionnantes jazz­wo­men d’aujourd’hui. Et l’on verra égale­ment que les par­ti­tions por­tant les patro­nymes de Schu­mann ou Men­dels­sohn pou­vaient com­por­ter les pré­noms de Clara ou Fanny sans que le contenu souffre de la com­pa­rai­son avec l’époux ou le frère. Loin d’opposer hommes et femmes, les Concerts de midi veulent démon­trer la par­faite har­mo­nie qui naît du contre­point des genres… Et il est urgent de réécrire l’histoire en s’occupant un peu moins des muses et un peu plus des créatrices.

 http://www.concertsdemidi.fr/

La compositrice Kaija Saariaho, Docteure Honoris Causa de l’Université Bordeaux Montaigne : cérémonie le 10 février 2015

Une figure majeure de la musique contem­po­raine L’Université Bor­deaux Mon­taigne en tant qu’université bor­de­laise spé­cia­liste des dis­ci­plines artis­tiques a sou­haité mettre à l’honneur en 2015 une figure majeure de la musique contem­po­raine : Kaija Saa­riaho, musi­cienne et com­po­si­trice fin­lan­daise, spé­cia­liste de la musique spec­trale, réci­pien­daire de nom­breux prix inter­na­tio­naux et che­va­lier de l’ordre natio­nal du mérite.

À l’instar de Pierre Bou­lez, Kaija Saa­riaho est la com­po­si­trice dont les œuvres sont les plus jouées dans le domaine de la musique contem­po­raine. L’esthétique qu’elle déve­loppe se trouve au car­re­four des dif­fé­rentes ten­dances qui animent cet art et fait de cette musi­cienne une artiste appré­ciée de tous les cou­rants. Son pre­mier opéra, L’Amour de loin, livret d’Amin Maa­louf et mise en scène de Peter Sel­lars, a rem­porté un vif suc­cès lors de sa créa­tion au Fes­ti­val de Salz­bourg en 2000 et a été récom­pensé en 2003 par le Prix de com­po­si­tion Grawemeyer.

Parmi les nom­breux autres prix reçus, citons le Prix Ita­lia, le « Musi­cal Ame­rica Com­po­ser of the year » 2008 ou le « Grammy award » du meilleur enre­gis­tre­ment d’opéra en 2011. Une femme dans le monde très fermé des com­po­si­teurs : la musi­co­logue Flo­rence Lau­nay (2009) a mon­tré com­ment les grandes com­po­si­trices du passé, en par­ti­cu­lier celles du XIXe siècle, ont été oubliées dans les his­toires de la musique. La démarche de dis­tinc­tion de Kaija Saa­riaho par l’Université Bor­deaux Mon­taigne par­ti­cipe de ce souci de valo­ri­ser la place des femmes dans la créa­tion contemporaine.

http://www.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/actualites/distinctions/kaija-saariaho-docteur-honoris-causa-de-l-universite-bordeaux-montaigne.html#kaija+saariaho++docteur+honoris+causa+de+l%E2%80%99universite+bordeaux+montaigne

250e anniversaire d’Hélène de Montgeroult

Jeudi 4 décembre et ven­dredi 5 décembre 2014

Conser­va­toire Natio­nal Supé­rieur de Musique et de Danse de Paris — Espace Mau­rice Fleu­ret
209 ave­nue Jean Jau­rès
Paris 19°

Jeudi 4 décembre

« Émer­gence de l’enseignement du pia­no­forte : les pre­miers modèles »

Modé­ra­teur : Jérôme Dorival

9h30
Flo­rence Badol-Bertrand : « Quelle place pour une pia­niste aris­to­crate dans un établis­se­ment révolutionnaire ? »

10h00
Jeanne Rou­det : « Hélène de Mont­ge­roult, pia­niste et pédagogue »

10h30
Émile Jobin : « Hélène de Mont­ge­roult, quel tempérament ! »

11h00
Pause

11h15
Adrienne Mar­tin : « La Sonate pour pia­no­forte, un genre appré­cié par les contem­po­rains fran­çais d’Hélène de Montgeroult »

11h45
Marina Chiche : « Influence des maîtres fran­çais sur l’écriture du Concerto pour vio­lon de Beethoven »

14h à 17h 
Master-classe de pia­no­forte de Mar­cia Had­ji­mar­kos
(Piano Erard 1802 fac­si­mile Chris­to­pher Clarke, prêt du Musée de la musique)
Pré­sen­ta­tion du pia­no­forte par Thierry Mani­guet (Conser­va­teur au Musée de la musique)
Avec : Hyun-Young Choi ; Madoka Fumaki  ; Chia-Yu Hsu ; Eléo­nore Luciani  ; Zijun Wang

Pro­gramme : Sonate op.1 n°2 ; Sonate op. 1 n° 3  ; Etudes n°19, n°37, n°89, n°104 et n°111

18h
Concert
Pre­mière par­tie : élèves de la master-classe
Hyun-Young Choi ; Madoka Fumaki  ; Chia-Yu Hsu ; Eléo­nore Luciani  ; Zijun Wang
Sonate op.1 n°2 ; Sonate op. 1 n° 3  ; Etudes n°19, n°37, n°89, n°104 et n°111
Deuxième par­tie : Mar­cia Had­ji­mar­kos
Noc­turnes d’Hélène de Mont­ge­roult avec Ambroi­sine Bré, mezzo-soprano ; Sonate en do# mineur de Hya­cinthe Jadin ; 4 Etudes d’Hélène de Mongeroult

Ven­dredi 5 décembre

« Jouer Mont­ge­roult aujourd’hui »

Modé­ra­trice : Flo­rence Badol-Bertrand

10h
Jérôme Dori­val : « Com­po­ser ? Jouer ? Transmettre ? »

10h30
Cédric Gra­nelle : « Divers aspects de l’écriture d’Hélène de Montgeroult »

11h
Flo­rence Lau­nay : « Les femmes et le piano : une heu­reuse rencontre »

11h30
Pause

11h45 à 12h45
Table ronde : « Le pia­nisme d’Hélène de Mont­ge­roult » ani­mée par Corinne Schnei­der
Inter­ve­nants : Hervé Audéon, Anne-Noëlle Bailly, Mar­cia Had­ji­mar­cos, Béné­dicte Harlé, Edna Stern

12h45
Concert-minute : Jus­tin Tay­lor (piano) et Vic­tor Dutot (bas­son)
Sonate de Gebauer

14h30-17h30
Master-classe de piano moderne de Edna Stern
Pro­gramme :
Mel­ville Cha­pou­tot : Sonate op. 5 n°3
Ben­ja­min Carré : Etudes n°89 et n°106
Lorenzo Grossi : Sonate op. 5 n°1
Iida Manami : Sonate op. 5 n°3

18h-19h 
Table-Ronde : « Actua­lité de la recherche sur Hélène de Mont­ge­roult » ani­mée par Anne-Charlotte Rémond
Inter­ve­nants : Flo­rence Badol-Bertrand, Jérôme Dori­val, Flo­rence Lau­nay, Edna Stern

Sous la res­pon­sa­bi­lité de Flo­rence Badol-Bertrand, Jérôme Dori­val
Orga­nisé par le Dépar­te­ment musi­co­lo­gie et ana­lyse avec la contri­bu­tion des élèves du Dépar­te­ment de musique ancienne
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Arborescences. Recherches actuelles sur les Femmes des Lumières (2010–2014)

Jeudi 23 (13h-18h30) et Ven­dredi 24 octobre (8h30-17h30) 2014

Assem­blée Natio­nale
126 rue de l’Université
Paris 7°

Avec notam­ment, le 23 octobre à 15h10 :

Le CReIM : réseau inter­dis­ci­pli­naire et nou­velles pers­pec­tives sur les musi­ciennes, par Flo­rence Launay

Et le 24 octobre à 11h55:

 Musi­cienne, femme des Lumières et artiste enga­gée : Antoi­nette de Saint-Huberty entre affir­ma­tion de soi et reven­di­ca­tions, par Caro­line Giron-Panel

Pour péné­trer dans l’enceinte du Palais-Bourbon, il vous sera demandé de décli­ner votre iden­tité pour des ques­tions de sécurité. Les per­sonnes qui sou­haitent assis­ter au col­loque doivent en faire la demande, car une liste d’invités doit être trans­mise à l’entrée du bâtiment.

Contact pour invi­ta­tion : colloquefdl@gmail.com

Pour le pro­gramme com­plet, voir http://www.fabula.org/actualites/arborescences-recherches-actuelles-sur-les-femmes-des-lumieres-2010-2014_64166.php