
Née à Athènes, Théodora Psychoyou est maître de conférences à l’université Paris IV-Sorbonne (équipe Patrimoines et Langages Musicaux) et chercheur associé au Centre de Musique Baroque de Versailles. Elle a été pensionnaire de l’Académie de France à Rome-Villa Médicis (2005–2007) et membre de l’équipe du Répertoire International des Sources Musicales (RISM ; manuscrits musicaux anciens) à la Bibliothèque nationale de France (1997–2005). Ses travaux portent sur l’histoire de la théorie musicale aux xviie et début du xviiie siècles, sur ses stratégies discursives et sur ses systèmes de représentation. Ils portent aussi sur l’économie et le statut des sources musicales et théoriques, et sur la musique religieuse au xviie siècle, notamment celle de Marc-Antoine Charpentier.
Sur les musiciennes :
Commentaire sur l’enjeu de l’effectif féminin dans un corpus déjà commenté ailleurs (dans mon édition critique des motets à six voix de Charpentier publié par le CMBV en 2008, et dans mon article « The Historical Implications of a Distinctive Scoring : Charpentier’s Six-Voice Motets for Mademoiselle de Guise », New Perspectives on Marc-Antoine Charpentier, éd. Shirley Thompson, Surrey, Ashgate, 2010, p. 207–227).
· Conclusions de la journée d’études Les pratiques musicales féminines à l’époque moderne : discours et réalités, organisée par Catherine Deutsch, Centre de musique baroque de Versailles, 4 mars 2011.
Professeure agrégée de musique
Maître de conférences à Paris Sorbonne
Professeure au CNSMDP
Après avoir été professeure agrégée à l’Université de Bourgogne (1993–2004), elle est maître de conférences à l’Université Paris Sorbonne depuis 2005, où elle enseigne l’histoire et l’analyse de la musique médiévale.
Elle est également professeure d’histoire de la musique médiévale au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP).
Sa thèse de doctorat obtenue à l’Université de Tours en 2001, mention Très honorable avec les félicitations du Jury à l’unanimité, a été consacrée à l’ « étude et édition critique de quatre chansonniers de la première moitié du XVe siècle ».
Détachée entre 2000 et 2002 au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), au sein du Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (LAMOP), elle a été également membre du Groupe de recherche sur le théâtre médiéval (GETM) du LAMOP de 1999 à 2009.
Elle est actuellement membre du Groupe de recherche interdisciplinaire sur la musique et les arts de la scène (GRIMAS), Université Paris Sorbonne, membre du Conseil scientifique du Cercle de Recherche Interdisciplinaire sur les musiciennes (CReIM) et participe aux travaux de l’équipe Patrimoines et Langages Musicaux (PLM, EA 4087) en tant que membre statutaire.
Ses recherches s’orientent principalement autour de quatre axes :
1. Le livre de musique au Moyen-Âge (codicologie et utilisation du manuscrit)
2. La chanson profane à la fin du Moyen-Âge (XIIIe–XVe siècle)
3. La musique dans le théâtre médiéval
4. La musique médiévale dans la production artistique contemporaine (enregistrements discographiques, spectacles, cinéma)
C’est autour de ce quatrième axe qu’il lui a été donné d’étudier l’approche du répertoire médiéval par une chanteuse de cabaret autodidacte, Yvette Guilbert qui y a consacré la seconde moitié de sa vie, à l’époque des premiers enregistrements sur phonogramme.

Sociologue et musicologue de formation, docteur en sociologie, Cécile Prévost-Thomas, est Maître de conférences en Musicologie à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 au département de Médiation Culturelle. Elle y enseigne principalement la musicologie, la sociologie de la musique, l’histoire de la musique et l’écoute musicale. Membre du Cerlis (Centre de Recherche sur les Liens Sociaux) et membre associée à l’OMF (Observatoire Musical Français) au sein de l’équipe JCMP (Jazz Chanson Musiques Populaires actuelles) elle est également responsable du RT14 « Sociologie des Arts et de la Culture » à l’AFS (Association Française de Sociologie) et membre correspondante du CRILCQ (Centre de Recherches Interdisciplinaires sur la Littérature et la Culture Québécoises) à l’UQÀM (Université du Québec à Montréal).
Ses recherches sur les musiques et la chanson francophone interrogent principalement les rapports sociaux de sexe, de génération, les genres esthétiques et les fonctions symboliques.
Mots-clés : chanson francophone, compositrices, chanteuses, fonctions symboliques, visibilité sociale, transmission, patrimoine, identités culturelles, filiations esthétiques, mémoire individuelle, mémoire collective, rapports sociaux de sexe, rapports de génération, écoute.
CV Complet : à venir
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Publications sur la thématique du genre et des rapports sociaux de sexe
- Cécile Prévost-Thomas, “La place des femmes dans la chanson actuelle”, Colloque « Femmes en chansons », Le Hall de la Chanson, Paris, Couvent des Récollets, samedi 27 novembre 2010, http://www.lehall.com/out.php?id=2476&title=Femmes en chansons — Les actes du colloque chanté : http://www.lehall.com/galerie/colloquefemmes/
- Cécile Prévost-Thomas, “Les nouvelles perspectives en sociologie de la musique”, L’Année sociologique, 2010, vol.60, n°2, p.403–417.
- Cécile Prévost-Thomas, Biographie de Juliette Gréco, Le Maitron, Dictionnaire biographique : mouvement ouvrier, mouvement social, Vol.6, Ivry-sur-Seine, les Editions de l’Atelier, 2010.
- Cécile Prévost-Thomas, « Parcours — Anne Sylvestre, Sorcière comme les autres… », Entretien réalisé avec Hyacinthe Ravet, Travail, Genre et Sociétés, n°23, avril 2010, p.5–25.
- Cécile Prévost-Thomas, “Musique et genre en sociologie. Actualité de la recherche”, avec Hyacinthe Ravet, Clio, Histoire, femmes et société, n°25, 2007, p.185–208.
- Cécile Prévost-Thomas,“Les femmes dans la chanson aujourd’hui : quelle visibilité sociale ? “, dans Le féminin, le masculin et la musique populaire d’aujourd’hui, Actes de la journée du 4 mars 2003 réunis et édités par Cécile Prévost-Thomas, Hyacinthe Ravet et Catherine Rudent, Université de Paris-Sorbonne, Observatoire Musical Français, Série « Jazz, chanson, musiques populaires actuelles », n°1, 2005, p.13–29.
Conférences, Débats sur la thématique du genre et des rapports sociaux de sexe
- Cécile Prévost-Thomas, invitée par l’Institut Emilie du Châtelet à l’occasion du Café de l’IEC pour une conférence — débat publique autour du thème « Musiciennes : vivre de la musique, vivre la musique » accompagnée de Catherine Deutsch et Raphaëlle Legrand, Restaurant La Baleine, Jardin des Plantes, Paris, le 25 octobre 2011.
- Cécile Prévost-Thomas, « Entre composition musicale et composition sociale. Comment négocier sa place de créatrice dans le monde de la chanson francophone contemporaine », communication au sein du colloque international « Le Genre à l’Œuvre », le GdRI OPuS 2 – Œuvres, Publics et Société – CNRS et le Mage CNRS, Réseau de Recherche International et pluridisciplinaire « Marché du Travail et Genre », le Comité de Recherche 18 « Sociologie des Arts » de l’AISLF, Association Internationale des Sociologues de Langue Française, Paris, Maison de la Recherche, Paris-Sorbonne, le 20 septembre 2011.
- Cécile Prévost-Thomas, « La visibilité sociale des auteurs, compositrices et interprètes de chanson francophone », 3ème Journée d’études du CReIM, Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, le 21 juin 2011.
- Cécile Prévost-Thomas, “La place des femmes dans la chanson actuelle”, Table ronde avec Véronique Mortaigne (journaliste au quotidien Le Monde), Lola Lafon, (chanteuse et auteure), Yves Bigot (spécialiste du rock et directeur des programmes de RTL), Serge Hureau (Directeur du Hall de la Chanson), Colloque « Femmes en chansons », Le Hall de la Chanson, Paris, Couvent des Récollets, samedi 27 novembre 2010, interventions (p.1–9) suivi d’un article (p.10–26). Textes de la table ronde et de l’article disponible depuis le 8 mars 2011 en ligne à l’adresse : http://www.lehall.com/out.php?id=2476&title=Femmes en chansons - Les actes du colloque chanté: http://www.lehall.com/galerie/colloquefemmes/
- Cécile Prévost-Thomas, “Où sont les femmes artistes ? ” conférencière invitée par l’association « Retravailler » Dordogne, Périgueux, Théâtre le Palace, le 8 juin 2007.
- Cécile Prévost-Thomas, “La place des femmes musiciennes dans la société contemporaine”, conférencière invitée par le collectif d’artistes « Les Trobaïritz de Mars », dans le cadre d’un concert-conférence, Marseille, La Belle de Mai, Les grandes tables, le 3 mars 2007.
- Cécile Prévost-Thomas, invitée de Radio Grenouille (88.8 à Marseille) pour une émission d’une heure sur le thème de « La place des femmes musiciennes dans la société contemporaine », émission présentant la conférence du même nom donnée à Marseille à La Belle de Mai le 3 mars, le 26 février 2007.

Chanteuse et musicologue, Katarina Livljanić est l’une des principales spécialistes de l’interprétation du plain-chant et de la musique liturgique du Haut Moyen Âge. Après des études au Conservatoire National à Zagreb en Croatie, elle s’installe en France où elle continue sa formation approfondie, en chant et en musicologie médiévale. Docteur en musicologie et Maître de conférences en musique médiévale à l’Université de Sorbonne-Paris IV, elle y codirige le Master professionnel en interprétation de musique médiévale.
Katarina Livljanić est une des rares personnalités dans le domaine de la musique médiévale à être à la fois chanteuse et chercheuse. Directrice artistique de l’ensemble Dialogos qu’elle a fondé en 1997, ses projets les plus récents, nourris de ses recherches musicologiques, sont consacrés à la création de spectacles où le répertoire médiéval acquiert une nouvelle force à travers le prisme du théâtre musical. En tant que chanteuse soliste, Katarina Livljanić se produit également avec les ensembles Sequentia et Alla Francesca.
Elle a fondé le programme d’interprétation du plain-chant médiéval à l’Université de Limerick (Irlande) et a séjourné en tant qu’artiste en résidence à Harvard University aux Etats-Unis à plusieurs reprises (notamment en tant que Blodgett Distinguished Artist in Residence en 2011). Katarina Livljanić est régulièrement invitée par les universités internationales les plus renommées des Etats-Unis et du Canada pour des master-classes de chant médiéval et publie dans les revues spécialisées du monde entier. En 2002, elle était conseillère artistique invitée au Festival de musique ancienne à Utrecht. Elle a été Cornille Visiting Professor avec Benjamin Bagby au Wellesley College (2007) aux Etats Unis.
(Texte et photo publiés avec l’aimable autorisation du site Dialogos)
Sociologue et musicologue, Hyacinthe Ravet est Maître de conférences à l’Université Paris Sorbonne. Elle y enseigne la sociologie des arts et de la musique au sein de l’UFR de Musique et Musicologie ainsi qu’aux étudiants du Département de sociologie.
Auteur d’une thèse de Doctorat sur Les musiciennes d’orchestre à l’Université Paris-X-Nanterre soutenue en 2000, elle consacre ses recherches à la sociologie de la musique, des arts et de la culture, à la sociologie des professions et à l’analyse des rapports de genre. Plus particulièrement, elle mène actuellement des travaux sur la mise en place d’une interprétation musicale par un chef et des musicien-ne-s, et sur les femmes chefs d’orchestre.
Chercheur à l’Observatoire Musical Français, elle est membre du comité de rédaction de la revue Travail, genre et sociétés (CNRS, La Découverte).
Parmi ses publications sur les musicien-ne-s :
Ouvrages :
« Les femmes, les arts et la culture. Frontières artistiques, frontières de genre » (dossier), en co-direction avec M. Cacouault, Travail, Genre et Sociétés, n°19, 2008, p. 19–108.
L’accès des femmes à l’expression musicale. Apprentissage, création, interprétation : les musiciennes dans la société contemporaine, en co-direction avec A.-M. Green, Paris, L’Harmattan – Ircam, 2005.
Le féminin, le masculin et la musique populaire aujourd’hui, en co-direction avec C. Prévost-Thomas et C. Rudent, Université Paris-Sorbonne, Observatoire musical Français, Série : Jazz, Chanson, Musiques Populaires actuelles, n°1, 2005.
Articles :
« Les carrières des femmes artistes dans le spectacle vivant », Revue Médecine des arts, n°69–70, 2011, p. 2–4.
« Les nouvelles frontières du métier de compositeur », Composer au XXIème siècle, S. Stévance (dir.), Paris, Vrin, 2010, p. 27–40.
« Sorcière, comme les autres. Parcours d’Anne Sylvestre », avec C. Prévost-Thomas, Travail, Genre et Sociétés, n°23, 2010, p. 5–25.
« Musicien “à part entière”. Les enjeux de la pluriactivité chez les musiciens et les musiciennes », La pluriactivité dans le champ artistique, M.-C. Bureau, M. Perrenoud et R. Shapiro (dir.), Villeneuve d’Ascq, Septentrion, 2009, p. 127–142.
« Intériorisation du stress et extériorisation du tract : musiciens et musiciennes d’orchestre », M. Buscatto, M. Loriol et J.-M. Weller (dir.), Au-delà du stress au travail. Une sociologie des agents publics au contact des usagers, Ramonville Saint-Agne, Erès, 2008, p. 137–153.
« Devenir clarinettiste. Carrières féminines en milieu masculin », Actes de la recherche en sciences sociales, n°168, juin 2007, p. 50–67.
« Musique et genre en sociologie. Actualité de la recherche », avec C. Prévost-Thomas, Clio, n°25, 2007, p. 185–208.
« L’accès des femmes aux professions artistiques. Un double droit d’entrée dans le champ musical », L’accès à la vie d’artiste. Sélection et consécration artistiques, G. Mauger (dir.), Broissieux, Croquant, 2006, p. 151–176.
« Création artistique et littéraire », avec D. Naudier, Femme, genre et sociétés. L’état des savoirs, M. Maruani (dir.), Paris, La Découverte, 2005, p. 414–422. (ouvrage traduit et paru en grec en 2008).
“Gender differentiated effect of time in performing arts professions: Musicians, actors and dancers in contemporary France”, avec P. Coulangeon et I. Roharik, Poetics, Volume 33, Issues 5–6, October-December 2005, p. 369–387.
« Gender Studies and Music. Quelques repères bibliographiques et perspectives de recherche », Musicologies, OMF – Paris-Sorbonne, n°1, 2004, p. 35–52.
« La division sexuelle du travail chez les musiciens français », avec P. Coulangeon, Sociologie du travail, n°3 / 2003, p. 361–384.
« Professionnalisation féminine et féminisation d’une profession. Les artistes interprètes de musique », Travail, Genre et Sociétés, n°9, avril 2003, p. 173–195.
Je suis l’auteure d’une thèse de doctorat, soutenue en 2004, Les Compositrices françaises de 1789 à 1914, réalisée sous la direction de Marie-Claire Mussat à l’Université de Rennes 2. Marie-Claire Mussat est elle-même l’auteure d’une thèse sur un autre sujet longtemps négligé par la musicologie, la vie musicale en province: Musique et société à Rennes aux XVIIIe et XIXe siècles.
J’ai remanié ma thèse et je l’ai publiée en 2006 aux Editions Fayard, sous le titre Les Compositrices en France au XIXe siècle. Depuis cette publication, j’ai élargi le champs de mes recherches aux activités des musiciennes du XVIIe siècle à nos jours, en me penchant plus particulièrement sur leur accès pionnier, par rapport aux autres femmes, aux professions à haute qualification et à la sphère publique, un aspect encore pratiquement ignoré par l’histoire des femmes elle-même.
Je suis aussi chanteuse lyrique. Née en 1956 à Montpellier, j’ai derrière moi un parcours courant pour une chanteuse professionnelle: bac musique, études musicales au Conservatoire de Toulouse et aux universités de Toulouse et de Strasbourg, cours de chant en privé, deux ans d’études à l’Opera School du Royal College of Music de Londres, suivis de nombreux engagements comme soliste avec des chœurs et orchestres français et étrangers, des rôles de “soubrette d’opéra” dans différents théâtres et festivals, et des récitals avec divers partenaires pianistes ou guitaristes.
Les recherches historiques m’avaient toujours intéressée, et j’ai décidé en 1992 de reprendre des études de musicologie. Ma nouvelle passion m’a amenée à changer radicalement ma relation à la carrière de chanteuse, sa “course aux contrats” et sa vie de nomade. J’ai créé en 1996 un duo avec accordéon avec le désir d’approfondir ma connaissance de la musique dite légère et des exigences d’interprétation qu’elle demande aux chanteurs; je chante actuellement avec l’accordéoniste Laurent Leroi. Je me suis aussi consacrée parallèlement au répertoire de la mélodie et du lied, dans un esprit de musique de chambre, privilégiant une relation de longue durée avec mes partenaires chanteurs (je chante beaucoup en duo) et pianistes, et cherchant, en liaison avec mes recherches historiques, à faire revivre la culture du salon musical d’autrefois.
Enfin, passionnée de technique vocale et de phonétique, je suis aussi professeur de chant, ainsi que coach pour le français chanté à l’Opéra de Mannheim, ville d’Allemagne où je vis depuis 16 ans.
PUBLICATIONS
- « Mel Bonis », Annäherung XII — an sieben Komponistinnen, MAYER, Clara, éd., Kassel, Furore Verlag, 2001, p. 58–77.
- Article « Domange, Mélanie (Hélène), geb. Bonis, gen. Mel Bonis », Die Musik in Geschichte und Gegenwart, Kassel, Bärenreiter, 2001, Band 5, p. 1220–1222.
- « „… wie ein großer Stern, um den glänzende Satelliten wirbelten…“ – Eine Vorstellung der französischen Komponistin Sophie Gail (1775–1819) », VivaVoce, No. 61, Sommer 2002, p. 2–7.
- Les Compositrices en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, 2006.
- « The Vocal Music of Louise Farrenc », Louise Farrenc und die Klassik-Rezeption in Frankreich, GROTJAHN, Rebecca et HEITMANN, Christin, éd., Oldenburg, BIS-Verlag, 2006, p.153–163.
- « Carrières de compositrices au tournant du siècle : l’exception Lili Boulanger », Nadia Boulanger et Lili Boulanger, témoignages et études, LAEDERICH, Alexandra, éd., Lyon, Symétrie, 2007, p. 289–297.
- Article « Armande de Polignac », Compositrices françaises au XXe siècle, Association Femmes et Musique, Delatour, 2007, p. 177–189.
- « Le Fonds musical Polignac, témoignage d’un mécénat exemplaire », 303, arts, recherches, créations, n° 94, 2007, p. 58–65.
- « Les musiciennes: de la pionnière adulée à la concurrente redoutée, bref historique d’une longue professionnalisation », Travail, genre et sociétés, CNRS – Groupement de rercherche européen Mage (Marché du travail et genre en Europe), n° 19, avril 2008, p. 41–63.
- « Loïsa Puget et George Sand, une amitié de jeunesse », L’Ull Critic, Département de Littérature, Éditions de l’Université de Lleida, Catalogne, n° 13–14, 2009, p. 333–342.
- « L’Éducation musicale des femmes au XIXe siècle en France: Entre art d’agrément, accès officiel à un enseignement supérieur et professionnalisation », Genre et éducation, Mont-Saint-Aignan, Publications des Universités de Rouen et du Havre, 2009, p. 203–210.
- « Blanche Selva, compositrice », Blanche Selva, naissance d’un piano moderne, WARSZAWSKI, Jean-Marc, éd., Lyon, Symétrie, 2010, p. 201–217.
- « Musikerinnen in Frankreich. Kurze geschichte einer langen Professionalisierung », Musik und Emanzipation, GERARDS, Marion et GROTJAHN, Rebecca, éd., Oldenburg, BIS-Verlag, 2010, p. 219–228.
A paraître :
- « Loïsa Puget, “reine de la romance” », Actes du Colloque Cherchez la femme !, Espaces féminins dans la culture populaire, Université Jean Monnet de Saint-Étienne.
- « Blanche Selva compositrice, de Rosaire (1906) aux Deu Cançons Originals (1935) », Actes de la Journée d’études : Des compositeurs autour de la Schola Cantorum, Université de la Sorbonne-Paris IV.
- « Les alliés des compositrices françaises du XIXe siècle », Actes du Colloque international et pluridisciplinaire L’engagement des hommes pour l’égalité des sexes, Institut Émilie du Châtelet, Paris.
- Article « Sophie Gail », Dictionnaire des femmes des Lumières.
- Cécile Chaminade et sa symphonie dramatique Les Amazones (1884), Le Magasin du XIXe siècle.
- « “Femmes compositeurs”, “compositeurs femmes”, “compositeurs féminins” : les compositrices de musique vues par la presse francophone du XIXe siècle », Actes du Colloque international et pluridisciplinaire Masculin/féminin et presse au XIXe siècle, Université Lumière Lyon 2.
Maîtresse de conférences en musicologie (Université Paris-Sorbonne)
Docteure en musicologie (Paris-Sorbonne/Alma Mater Bologna)
Allocataire post-doctorale de l’Institut Émilie du Chatelet/Région Île-de-France (promotion 2009)
Mes recherches se focalisent sur l’Italie de la Renaissance et du premier Baroque, et tout particulièrement sur le madrigal tardif (Giovanni de Macque, Carlo Gesualdo). Mes travaux concernant les musiciennes portent essentiellement sur la perception des pratiques musicales féminines à la Renaissance et au premier Baroque, la place de la musique dans la construction du genre et de l’identité féminine, et l’analyse des discours sur les musiciennes dans les écrits théoriques humanistes (discours, dialogues), la fiction (nouvelles, théâtre, romans épiques) et la poésie. Ces recherches m’ont engagée également dans une réflexion sur les liens entre musique et érotisme à la Renaissance. Après avoir complété des madrigaux lacunaires de Giovanni de Macque, je travaille actuellement à la restitution de la partie d’alto manquante du Primo libro de madrigali a cinque voci de Maddalena Casulana (Venise, 1583).
Travaux sur les femmes, le sexe et le genre
Articles
« Musique et Eccellenza delle donne : les musiciennes dans les catalogues de femmes illustres en Italie, de Boccace à Cristofano Bronzini », Actes du colloque Discours sur l’égalité/inégalité des femmes et des hommes à l’échelle européenne de 1400 à 1800 : Revisiter la Querelle des femmes, Saint-Étienne, Presses Universitaires de Saint-Etienne (sous presse)
« Défenseurs ou censeurs ? Stratégies de légitimation et de condamnation des pratiques musicales féminines dans l’Italie des Cinque et Seicento », in Pratiquer la musique au féminin en France et en Italie, de l’Humanisme au Romantisme : éducation, représentation, décorum, éd. Catherine Deutsch et Caroline Giron-Panel, Lyon, Symétrie, sortie prévue en 2013.
Ouvrage collectif (en préparation)
Pratiquer la musique au féminin en France et en Italie, de l’Humanisme au Romantisme : éducation, représentation, décorum, éd. Catherine Deutsch et Caroline Giron-Panel, Lyon, Symétrie, sortie prévue en 2013.
Communications
« Beautés divines, femmes savantes ou courtisanes ? Les femmes et la musique en Italie aux xvie et xviie siècles », Rencontres des Menus-Plaisirs (Centre de musique baroque de Versailles, mai 2011).
« La musique et l’eccellenza delle donne dans l’Italie des Cinque-Seicento », Les musiciennes comme objet d’étude : enjeux et méthodes, journée d’étude du Centre de Recherche Interdisciplinaire sur les Musiciennes (Université Paris-Sorbonne, mars 2011).
« Défenseurs ou censeurs ? Stratégies de légitimation et de condamnation des pratiques musicales féminines dans l’Italie des Cinque et Seicento », journée d’étude Les pratiques musicales féminines à l’Époque moderne : discours et réalités (Centre de musique baroque de Versailles, mars 2011).
« Baciami mia vita : Kissing Madrigals », Annual Meeting of the Renaissance Society of America (Venise, avril 2010).
« Musique et ‘excellence des femmes’ entre Renaissance et Baroque », Revisiter la Querelle des femmes, Les discours sur l’égalité/inégalité des femmes et des hommes à l’échelle européenne de 1400 à 1800, (Paris, SIEFAR – Columbia University/Centre Reid Hall, novembre 2011).
Journée d’étude organisée
Les pratiques musicales féminines à l’Époque moderne : discours et réalités, Journée d’étude, Centre de musique baroque de Versailles, 5 mars 2011 (programme).
Mise à jour : février 2012
Archiviste paléographe
Membre de l’école française de Rome (2008–2011)
Conservatrice à la Bibliothèque nationale de France
Consacrés à l’activité musicale dans les ospedali de Venise, mes travaux s’intéressent à une catégorie de musiciennes tout à fait particulières : celles qui, ayant été accueillies dès l’enfance dans les institutions charitables vénitiennes après la mort de leurs parents ou à la suite d’un abandon, sont devenues les « sirènes de l’Adriatique », contribuant par leur talent musical à la renommée artistique de la République Sérénissime.
Si elles ne sont pas exclusivement consacrées à l’histoire des femmes, mes recherches abordent néanmoins la question du genre à travers deux axes privilégiés : celui des stratégies d’ascension sociale mises en place par ces filles et des femmes et celui des représentations que leur activité et leurs conditions de vie engendraient.
En d’autres termes, il s’agit de répondre à deux questions : la musique pouvait-elle permettre à des orphelines ou des enfants abandonnées, théoriquement condamnées à un destin tragique, de s’élever au-dessus de leur condition première ? le statut particulier de ces musiciennes virtuoses, bénéficiant d’une formation exceptionnelle et mises en scène par la République pour renforcer le mythe de Venise comme berceau des arts, donnait-il lieu à un discours spécifique sur la pratique musicale féminine ?
Publications relatives à l’histoire des femmes
Contribution à des ouvrages collectifs
« De belles infidèles ? Les ospedali de Venise dans les relations de voyage du XVIIIe siècle », dans Marie-Luce Pujalte et Véronique Meyer (dir.), Le voyage d’artiste en Italie du Nord, Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2010, p. 113–128.
« Gli ospedali : luoghi e reti di socialità », colloque Donne a Venezia : spazi di libertà e forme di potere (sec. XVI-XVIII), Université Ca’Foscari, Venise, 8–10 mai 2008, disponible en ligne sur le site Storia di Venezia.
« Orfane filarmoniche : l’éducation des orphelines à la musique dans la Venise du XVIIe siècle », dans Anne Defrance, Denis Lopez et François-Joseph Ruggiu (dir.), Regards sur l’enfance auXVIIe siècle [colloque, Bordeaux, 2005], Tübingen : Gunter Narr, 2007, p. 134–146 (« Biblio 17 », 172).
Articles de périodiques
« Des orphelines consacrées à la musique : essai de définition et étude de l’environnement social et familial des « filles du chœur » des ospedali vénitiens », dans Mélanges de l’école française de Rome – Italie, Méditerranée, n° 120–1, 2008, p. 189–210.
« Entre église et théâtre : la fugue de deux musiciennes vénitiennes en 1783 », dans Clio, la revue d’histoire des femmes, n° 25, 2007, p. 99–119
Communications
« La lyre d’Orphée dans les mains d’une grâce. La formation des musiciennes dans les ospedali vénitiens (XVIIe–XVIIIe siècles) », colloque Il posto dei bambini : infanzia e mondo degli adulti tra medioevo ed età contemporanea, Rome, école française de Rome / Sapienza Università, 5–6 octobre 2009.
« Mythes et réalités : images fantasmées et statut social des musiciennes à Venise (XVIIe–XVIIIesiècles) », journée d’études Des femmes et de la musique, approches croisées, Grenoble, Université Pierre Mendès-France, 14 mars 2008.
« Piae virgines choristae : women musicians of the Venetian ospedali (16th–18th centuries) », congrès annuel du Women’s History Network, Southampton, Solent University, 2–4 septembre 2005.